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Connaître les 50 habiletés sociales

On entend souvent parler des habiletés sociales en rapport avec l’autisme. En revanche, on a tendance à oublier que d’autres enfants ou adultes peuvent aussi se retrouver en situation complexes face à certaines émotions ou comportements d’autrui. Dans cet article, redécouvrons ces codes sociaux.

Quelles sont les habiletés sociales ?

Pour faire simple je reprendrai la définition de Ideereka , prononcé aï-di-ré-ka, un site qui crée des ressources pour les enfants à besoins spécifiques. « Ces habiletés sont composées d’un ensemble de comportements verbaux et non verbaux qui permettent à un individu de s’intégrer socialement et de s’adapter à un environnement et / ou à un contexte donné. » Cependant, je pense qu’on pourrait donner un sens plus large aux habiletés sociales, car de nos jours, savoir communiquer passe aussi par le fait de soigner son apparence ou encore notre manière de répondre au téléphone. Qu’en dites-vous ?

En effet, avoir des interactions sociales, ce n’est pas si simple ! Et vous ne le savez peut-être pas, mais les habiletés sociales ne sont pas innées. Elles se développent dès le plus jeune âge, dans un premier temps grâce à l’observation. Ensuite, elles s’assimilent tout au long des apprentissages. C’est donc à ce sujet, que nos camarades québécois utilisent davantage le terme de « compétences sociales« .

Pour communiquer avec les autres efficacement, nous faisons appel à nos aptitudes cognitives, affectives et comportementales. Rien que ça ! Et il existe plus de 70 micro-compétences sociales ! Il suffit donc que certaines ne soient pas acquises pour compliquer nos relations avec les autres. Vous trouverez alors ci-dessous dans les tableaux, la liste des cinquante habiletés sociales proposées par Goldstein en 1999.

Pourquoi les apprendre ?

Alors, je vous arrête tout de suite, il ne s’agit pas de les apprendre par cœur, mais bien de les enseigner aux enfants, avec ou sans handicap, afin de renforcer la création de lien sociaux. Et oui, car comme énoncé plus haut, on ne naît pas habile, on le devient ! D’ailleurs, on apprend toute la vie. Même les adultes, tous confondus, doivent savoir s’adapter aux règles sociales et culturelles.

Aujourd’hui, les groupes d’apprentissage des habiletés sociales se multiplient, principalement pour les enfants fragilisés. Comme le note Léonor Philip, « Plus ces apprentissages se font de manière précoce, plus l’enfant en bénéficie et les avantages seront d’autant plus grands ». De plus, une étude de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) de 2015, menées dans 11 pays développés, confirme l’intérêt d’enseigner les compétences sociales et émotionnelles à l’école.

Ainsi, ces programmes peuvent améliorer la confiance et la connaissance de soi, l’épanouissement dans un groupe, les compétences cognitives, la concentration, la réussite scolaire et prévenir de certains troubles psychiques tels que la dépression, l’anxiété ou le stress.

entraide-communication

Comment améliorer les habiletés sociales ?

Bien entendu, la médiation animale peut tout à fait aider à développer ces habiletés sociales. Puisque par l’intermédiaire des animaux, nous pouvons avoir recours à plusieurs types de communication. Nous allons privilégier les ateliers axés sur la reconnaissance et la gestion des émotions. De plus, les exercices stimulant l’empathie et la prise de responsabilité sont à mettre en avant.

Les actions à mettre en place seront différentes en fonction de la difficulté sociale. Pour un jeune ayant un déficit d’habileté, c’est-à-dire qu’il n’a pas appris comment se comporter, on va d’abord montrer l’exemple, s’entrainer et avoir recours au renforcement positif. En revanche, si la personne manifeste des comportements non adaptés, on va essayer d’améliorer sa compréhension des interactions sociales, en lui exposant les conséquences positives et négatives de ses paroles et de ses actes.

Et pourquoi pas des débats ou des jeux de rôles encadrés ? A l’école comme à l’extérieur de l’établissement, ces animations peuvent être de très bons entraînements, notamment sur la résolution de conflits. Pour adapter les apprentissages, comme pour les objectifs des séances de médiation animale, il est important d’effectuer des bilans afin de vérifier les acquis des bénéficiaires et ajuster le contenu en fonction de leurs besoins. Ne pas hésiter aussi à prévoir des ateliers en autonomie, cela est un bon moyen d’apprendre l’autorégulation et de stimuler la confiance en soi.

savoir-communiquer

A retenir

Vous l’aurez compris, connaître et avoir recours à des exercices d’habiletés sociales est presque incontournable pour vivre en société. Devoir apprendre ou s’entraîner à s’exprimer de manière correcte tout en adoptant le bon comportement fait appel à de nombreuses aptitudes cognitives. Pour les personnes autistes ou pour les enfants souffrant de TDA/H, ces interactions sociales peuvent être un vrai parcours du combattant. Des groupes d’habiletés sociales se sont alors créés pour aider ces jeunes en difficultés. Les compétences sociales ne sont pas innées, on les développe ! Donc, rien n’est perdu, même à l’âge adulte. 🙂

Et vous ? Vous retrouvez-vous parfois face à des communications avec les autres difficiles ? N’hésitez pas à nous partager vos expériences en commentaire.

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Cet article a 4 commentaires

  1. Hélène

    Je peux voir qu’il y a plusieurs habilités sociales que je n’ai pas acquis, surtout celles qui tournent autour des émotions. Cet article est vraiment intéressant, merci.

    1. Je pense qu’on a tous des lacunes sur certaines compétences sociales, mais l’avantage c’est que cela peut se travailler 🙂

  2. Je découvre dans cet article la notion d’habileté sociale… qui est pourtant quelque chose de fondamental !
    Pourquoi on n’apprend pas ça aux enfants, (le fait que ça existe ET ce qui permet de développer son habilité sociale là où il y en a besoin )
    Merci pour cet article !!

    1. On leur apprend plus ou moins, dans la vie de tous les jours et dans le quotidien de l’école (ce qu’ils appellent plus ou moins « éducation morale et civique ») mais ce n’est sûrement pas assez complet, surtout avec la vie d’aujourd’hui.

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