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Contrer les troubles du comportement alimentaire grâce aux animaux

Notre société est de plus en plus stressée. Les réseaux sociaux prennent également une part importante de notre quotidien, avec leurs avantages et leurs inconvénients. De part ce mode culturel, des troubles du comportement alimentaire peuvent se développer dès le plus jeune âge.

A ce sujet, cet article participe à l’évènement inter blogueurs sur le thème “Ma meilleure technique douce pour contrer un trouble du comportement alimentaire » du blog Désanorexie qui est destiné à comprendre, combattre et guérir d’un trouble alimentaire. C’est d’ailleurs sur ce site, que j’ai découvert que la psychomotricité pouvait aider les personnes atteintes d’anorexie.

Qu’est-ce qu’un trouble du comportement alimentaire ?

Afin de savoir réellement de quoi on parle, voyons ce qu’est un trouble du comportement alimentaire, souvent nommé TCA. En effet, souffrir de troubles de l’alimentation ne signifie pas suivre un régime pour mincir ou grignoter lorsqu’on est anxieux. Ce sont de véritables maladies qui perturbent gravement le comportement alimentaire. Ces troubles des conduites alimentaires s’expriment de plusieurs façons et peuvent mettre en danger la vie des personnes, autant physiquement que mentalement.

On constate que les femmes sont majoritairement affectées par les troubles de l’alimentation. Mon ancienne belle sœur était anorexique et je peux vous certifier que la famille en prend un coup. D’ailleurs je ne suis pas sûre qu’on en guérisse vraiment un jour, à la moindre contrariété, le comportement « anormal » revient au galop. Et vous, qu’en pensez-vous ?

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Les types de TCA

On distingue trois grands types de trouble du comportement alimentaire :

  • L’anorexie : est le premier trouble à avoir été reconnu. On peut parler d’anorexie mentale ou nerveuse. Elle se caractérise par une obsession de perdre du poids à tout prix, des restrictions alimentaires excessives et permanentes, d’une peur intense de grossir et une déformation de la perception de son corps (dysmorphophobie)
  • La boulimie : se traduit par des épisodes de compulsion alimentaire. La personne se jette sur la nourriture en grande quantité pour ensuite se purger par des vomissements, des laxatifs ou même une activité physique excessive. Les personnes boulimiques sont plus difficiles à détecter, car elles ont souvent un poids « normal ».
  • L’hyperphagie : comme la boulimie, elle se caractérise par des périodes d’excès alimentaires sans les techniques compensatoires pour contrôler le poids. Elle est généralement associée à une obésité et la sensation de satiété est altérée.

Les conséquences d’un trouble du comportement alimentaire

Les troubles de l’alimentation sont des maladies complexes et ont des origines multifactorielles (biologiques, psychologiques, sociales et environnementales). Les risques sur la santé sont donc nombreux. Ci-dessous, vous trouverez une liste non exhaustive des effets négatifs des troubles alimentaires.

Répercussions physiques

  • carences
  • troubles métaboliques (maigreur, prise de poids)
  • atteintes cutanée et dentaire
  • dérèglements digestifs
  • problèmes cardiaques

Impacts psychologiques

  • dépression
  • stress, anxiété
  • culpabilité et dévalorisation de l’estime de soi
  • gestion des émotions altérée
  • répercussions sur les interactions sociales (repli, isolement, désintéressement)
  • mauvaise image corporelle
  • troubles de la personnalité parfois
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Vaincre les troubles du comportement alimentaire avec la médiation animale

Comme pour lutter contre l’échec scolaire, la médiation animale souvent connue sous le terme zoothérapie peut avoir ses bienfaits. Notamment sur les problèmes psychiques engendrés par les troubles du comportement alimentaire.

Sachez que tous les animaux médiateurs sont sélectionnés et éduqués pour intervenir en médiation animale. Ils connaissent donc les exercices et ont les qualités requises pour être au contact d’un public fragile.

Renforcer l’estime de soi

Lors des séances de médiation animale, nous mettons les bénéficiaires en situation de réussite. Prenons l’exemple d’un atelier avec un cheval. La personne atteinte d’un trouble du comportement alimentaire va devoir réaliser un parcours avec l’animal en main. C’est un exercice nouveau. Le bénéficiaire de la séance va donc devoir se positionner en tant que « leader » pour mener le cheval. Il aura alors le sentiment d’être écouté et important. Lorsqu’il atteint la fin du parcours sans encombre, cela le rend fier (c’est d’ailleurs le mot « fierté » qui revient le plus souvent !). Le travail avec l’animal lui démontre alors sa valeur et cela renforce l’estime de soi ainsi que la confiance en soi.

Réduire l’anxiété

Caresser un animal permet de diminuer la pression sanguine et l’hormone du stress (cortisol). En passant du temps avec un animal, on se concentre sur le moment présent et on oublie le temps d’un instant notre maladie. Les bénéficiaires prennent du plaisir à être au contact des animaux, cela les apaise et les change de leur quotidien. Certains attendent même avec impatience la séance de médiation animale. L’autre avantage des animaux est qu’ils ne nous jugent pas. Peu importe qu’on soit gros ou maigre, ils nous aiment comme on est. C’est un sentiment très réconfortant pour les personnes souffrant de troubles de l’alimentation.

Transposer les stratégies de contrôle

Un individu anorexique ou boulimique va être constamment dans le contrôle de son poids et de son corps. Grâce à la médiation animale, on peut proposer aux jeunes d’exercer ce besoin d’auto-contrôle sur l’animal plutôt que sur eux-mêmes. Si l’atelier est réalisé avec un chien, le bénéficiaire va entraîner son compagnon à quatre pattes à ne pas bouger ou à ne pas manger la croquette. On peut aussi en profiter pour « ouvrir des débats » en présence des animaux, cela libère parfois la parole sur des sujets sensibles.

Changer sa vision de la nutrition

En côtoyant régulièrement les animaux, les personnes ayant un TCA remarqueront que les animaux s’auto-régulent eux-mêmes lors du repas. Prenons l’exemple d’un lapin qui ne mange pas la carotte, car il n’a simplement plus faim. De plus, manipuler les friandises ou les aliments des animaux peut aussi avoir un impact bénéfique sur leur relation à la nourriture. Ils n’auront parfois pas le même dégout des produits alimentaires vis-à-vis des rations des animaux.

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Ce qu’on peut en retenir

Il existe trois grands types de troubles du comportement alimentaire : l’anorexie, la boulimie et l’hyperphagie. Ce sont des maladies qui peuvent avoir de nombreuses conséquences négatives sur la santé, tant sur le plan physique que sur le plan mental. La médiation animale ou zoothérapie va donc pouvoir offrir une solution alternative pour diminuer le stress, mais aussi pour travailler sur l’estime de soi et le rapport à la nutrition.

Je serai intéressée de savoir si vous aussi, vous avez eu un proche avec un trouble de l’alimentation ? Partagez-nous votre expérience en commentaire 🙂

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Cet article a 3 commentaires

  1. Alice

    Merci pour cet article très utile pour une approche autre plus humaine et et plus animale aussi.
    Nous avons tant à apprendre d’eux.

  2. Hélène

    Les troubles du comportement alimentaire ne sont pas des choses faciles à aborder. Merci pour cet article qui est comme une ouverture vers une possibilité de guérison grâce à la médiation animale.

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